Interview : Maria Nowak, fondatrice de l’Adie

Son audace a fait plier les banques, imposé en France une méthode née dans un pays en voie de développement, et donné accès à la création d’entreprise à ceux qui partent de « rien », sans argent et sans réseau. Maria Nowak est la première entrepreneure de l’Adie et elle a des choses à dire aux créatrices d’entreprise.

Quelle place tiennent les femmes dans la mission de l’Adie ?
Dans les pays en voie de développement, le microcrédit vise en priorité les femmes car elles sont souvent abandonnées par leur mari, alors qu’elles ont la pleine responsabilité de la famille. Ce n’est pas tout à fait le cas en Europe, où elles bénéficient de la protection sociale.

Que diriez-vous aux femmes qui aujourd’hui hésitent à se lancer ?
N’hésitez pas. Nous avons étudié le projet avec vous.
Nous croyons en votre projet.
Nous croyons en vous. Vous en êtes seule responsable, mais nous sommes là, en cas de besoin, pour vous apporter notre appui.

« Vous êtes seule responsable, mais nous sommes là… »
Maria Nowak
Fondatrice de l’Adie

La première créatrice de l’Adie, c’est vous ! Qu’est-ce qui vous a donné l’audace de vous lancer ?
Deux bonnes raisons : la première était ma conviction que les hommes et les femmes, quel que soit leur niveau d’éducation et de richesse ont l’esprit d’entreprise et la capacité d’entreprendre pour peu qu’on leur en donne les moyens : l’accès au capital, un accompagnement adapté et un environnement plus favorable au travail indépendant. La seconde était que je n’ai trouvé aucune ONG qui croit à la possibilité de transférer une expérience de microcrédit du Bangladesh en Europe. Je n’avais donc pas le choix.

Aujourd’hui en France, seuls 30 % des entrepreneurs sont des femmes. Que faire pour encourager l’entrepreneuriat au féminin ?
C’est une question de confiance en leurs capacités et de mise en pratique de l’égalité des chances. L’Adie pratique les deux et, du coup, 45 % de ses clients sont des femmes

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